•  Pauvre Jo...

     

    Pris au piège

    Sur la toile...

     

    Harcelé par un corbeau

    Pseudo « Araignée »

    Il s'amusait de Jo

    Avec sa langue de vipère

    Le torturant sur le net.


    Pris au piège

    Sur la toile...

     

    Harcelé avec du faux

    S'en délectait l'Araignée

    Pauvre Jo

    En proie à ce mortifère

    Et ses coups de baïonnette.

     

    Pris au piège

    Sur la toile...

     

    Pantin de carton

    Poupée vaudou,

    Pauvre Jo

    L'objet, le jouet

    De l'Araignée humaine.

     

    Pris au piège

    Sur la toile...

     

    A hurler tel un démon

    A en devenir fou

    Pauvre Jo

    Un soir, enjambant un parapet,

    Se noya dans la Seine...

     

     

    jill bill sarcastic

     

    pauvre Jo...
     Jono Dry

    Pour un jeu/défi chez Mil et Une

    Illustration en imposé, mot, facultatif.

     

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  • Les amoureux du dimanche...

     

    Les amoureux du dimanche...

     

     

    Alphonse aimait emmener la Martine au lac, la petite évasion dominicale sans même louer une barque. Près de ses flots, sur le rivage sa chérie et lui, le temps suspendait son vol et sous la brise parfumée, ils déjeunaient en paix, de peu cher. Parfois il se prenait à tailler un roseau en flûte pendant qu'à la coupe elle sirotait son vin de coteau, le regard bleu dans le vague.

    Alphonse aimait la Martine, la Martine aimait le lac où ils coulaient quelques douces heures, entre le printemps et l'automne, lui laissant tomber des mots de Lamartine.

    Ô temps, ô lac...

    Les plus beaux de nos jours...

    Oublieux du reste

    Quand le métier d'artiste rame

    Et que vogue la galère...

    Alphonse, comédien, avec et sans cachet, à vivre alors au crochet.

    La Martine, pharmacienne, dedans à plein temps.

    Entre chien et loup ils pliaient bagages pour reprendre le cours de leur vie.

    Un au revoir, un moment à se retenir, puis des silhouettes qui s'effacent, sans trace, chacune de leur côté.

     

    Père ne voulant pas d'un Alphonse pour sa Martine, mère non plus !

    A un saltimbanque, nuage au tableau, on préfère un banquier.

    En attendant, ils fermaient les yeux en lui ouvrant la porte le dimanche soir...

     

     

    jill bill sarcastic

     

    Les amoureux du dimanche...
    Photo de Marine D

     

     Pour l'Herbier de Poésie

    Piloté par Adamante

    Sur une illustration de Marine D

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  • Le coucou du vendredi, haïku, senryû, le chant...

    Le coucou du vendredi, haïku, senryû, le chant...

     Le coucou du vendredi, haïku, senryû, le chant...

    Or jaune des cages

    don exploité par l'homme

    Canari chanteur

     

     

    Chant de l'esclave

    monte du champ de coton

    Noir contre blanc

     

    Réveil champêtre

    le coq donne de la voix

    Son cocorico

     

    Chante la cigale

    bien insouciante de l'hiver

    Toc toc toc toc toc

     

    La fourmi ouvre

    sort de sa bouche pleine

    « Danchez maintenant »

     

    Le coucou du vendredi, haïku, senryû, le chant...

    La chanteuse gantée

    prisonnière d'un peintre fou

    amoureux

     

    Salle de bains

    en guise d'Olympia

    Se faire mousser

     

    Profession chanteur

    les affaires tournent bien

    Même DCD

     

     

    jill bill wink2

     

    Le coucou du vendredi, haïku, senryû, le chant...

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  • Cruauté humaine...

    Pour l'Atelier d'Ecriture d'Assoula

    Thème du 25 janvier 2017

    « Journée de la mémoire de l'holocauste en haïku »

     

    Déportés de force

    parqués tel du bête bétail

    Battus abattus

     

    Au mot holocauste

    nausée remonte du passé

    Devoir de mémoire

     

    Vil état d'esprit

    la haine mère du génocide

    S'armer d'amour

     

     

    jill bill

     

     

    Cruauté humaine...
    sien.be

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  • Quand, ainsi soit-il...

    Défi n°145 pour Evy

    Thème « La lassitude »

     

     

    Lassée laissez-moi...

     

     

    Quand je serai vieille

    Toute vieille

    Usée, ridée

    Lassée

    A demi-morte

    Avec à ma porte

    Trop de maux

    Et plus de mots

    Juste des soupirs

    Qui appellent à mourir

    Que mon Dieu de bienveillance

    Sa grande clémence

    Me délivre du bancal

    Ainsi soit-il, fin du récital

    Rideau sur ma vie

    Chantée et pleurée aussi...

     

     

    jill bill

     

    Quand, ainsi soit-il...
    prumetiersen.typepad.com

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