Gustave, vieux jeune homme Son chemin en p'tit bonhomme Aimait à suivre une veuve, de loin Dans le dos les mains L'été, en haut de la falaise Dans la fournaise Des chauds après-midis Elle sous sombre parapluie Lui dans son bleu de travail Pêcheur vaille que vaille Une journée bonne Et l'autre maigrichonne, Retraité de la mer Survivant de ses colères... Madame Blanche en noir Veuve du notaire un soir (Pulmonaire et suicidaire Il réussit son coup un hiver...) Venait-là depuis des mois Revoir l'endroit Où il avait mis fin à ses jours, Mal d'amour, Un couple uni, sans enfant La solitude pour parent... Gustave, maladroit avec le beau sexe La peur du mauvais réflexe Ne savait comment l'aborder, On ne jette point ses filets Sur une femme comme sur un poisson Bête morue ou noble saumon... Alors il se contentait De la suivre, dans ses braies, Elle encore si belle, si désirable Si inabordable, Tel le prix d'une lotte Ou d'un Caillebotte...
Mon choix de citation sur des photos de G.F. « De la musique avant toute chose » Paul Verlaine
L'amour d'abord...
De la musique Avant toute chose De la musique Et des roses, Pas le temps de l'habit Tout bon Roméo pardi Sous balcon de sa Juliette, Encore endormie la jeunette, Se presse à matines En notes câlines A lui faire la cour Prêt ainsi aussi pour l'amour...
Et l'amour se contente Sans qu'il se lamente D'eau fraîche, belle sirène Au pied d'une fontaine...
LA GRENOUILLE QUI SE VEUT FAIRE AUSSI GROSSE QUE LE BŒUF,Jean de la Fontaine
Une batracienne vit un bœuf Qui lui sembla de belle taille. Elle qui n'était pas obèse en tout comme un œuf, Envieuse s'étend, et s'enfle, et se travaille Pour valoir l'animal en grosseur, Disant : zieutez bien, ma sœur ; Est-ce assez ? dites-moi ; n'y suis-je point encore ? Nenni. M'y voici donc ? Point du tout. M'y voilà ? Vous n'en approchez point. La maigrelette Pécore S'enfla si bien qu'elle péta. Le monde est plein de Jean qui ne sont pas plus sages : Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs, Tout petit noble a des ambassadeurs, Tout marquis veut avoir des pages.
J'ai remplacé huit mots dans cette fable Mots à ma façon ! A vous de me dire ce que j'ai bien pu écrire ! A la personne qui bouchera le tout Le colis en jeu sera pour elle ! Donnez-moi les mots par numéro SVP, merci ! Go, ça va chauffer, bonne chance, JB
Un mot, yourte, une image, écureuil, une citation, l'harmonie invisible est plus belle que la visible. La nature aime se cacher, Héraclite d'Ephèse
Prenez le mot, l'image, la citation ou les trois.
Coucou, beuh !
Dans la Mongolie Un mongole lit Les propos d'un moine tibétain, (Tintin Un jour au Tibet Approuverait...) « L'harmonie invisible Est plus belle que la visible. La nature aime se cacher... » Tel ce sciuridé Filou Au panache roux Agile et belliqueux Si on touche grand dieu A son gland, à son chêne A qui il s'enchaîne Pour la vie ma parole Sentimental arboricole... « L'avez-vous vu bûcheron dites... ? » « Oui je l'ai vu l'ami Héraclite... ! Nez en l'air dans ma balade Il m'a fait une oeillade Et aussitôt s'est enfui A la cime qui touche au paradis Me jetant cupule à la tête Arme redoutable de la bête... » Chacun ici bas son territoire Alors défense d'y voir De la bière de ce tronc C'est sa yourte à ce p'tit démon... Le bois de sapin Fera l'affaire pour le père Martin Décédé à sa table D'une omelette impardonnable !
Hier à la rivière Les bra'ves mères Denis Buandières, blanchisseuses Laveuses, lavandières Sans grand confort au logis Sur les genoux, en mode batteuses, Lavaient les liquettes Et autres draps de flanelle Petites et grandes buées Cendre pour savonnette Le « carrosse » pour elles Pas vraiment un conte de fée... ! Linge frappé au battoir en bois Brossé au chiendent, pleines d'énergie Le teint rouge aux pommettes, A la mi-carême, autrefois Ces grenouilles défilaient sur Paris Son carnaval, ces Gervaise à la fête...
Journée certes éreintante Pour Clairette et sa cousine Qui déjeunent là, à même l'herbe haute Sur le pouce, vite fait, Le temps c'est de la monnaie, La faute, la faute A la montagne de linge en bassine Dont la bourgeoise est en attente...
Jeanne fadosi à la barre n°140 Quinzaine du 2 au 15 mars 2015
Thème du lundi défi « Une illustration à commenter »
Comme de bien entendu !
Avec sa gamine, le lundi Corvée de marché, En revenant par le café, Arrêt au banc, assoupi Comme de bien entendu !
Elle lui lance dans une main Les noyaux de griottes achetées Tel un jeu simplet Mais avec un plaisir non feint Comme de bien entendu !
Les confitures, la ratatouille Pas de si tôt, mère en tablier S'impatiente avec le rouleau à pâtisser Gare au grand retard, aie, ouille Comme de bien entendu !
Déjà midi au clocher... Au panier les fanes Se fanent, Ah d'autres cloches vont sonner Comme de bien entendu !
Avec sa gamine, le lundi Corvée de marché Et le réconfort dans le Dubonnet Ca monte à la tête pardi Comme de bien entendu !
En abusant de zérumbet (espèce de gingembre) Il était comme un Zébulon Plus du tout un zancle (poisson plat), Monté sur ressort Excité comme une zorille zinzin (espèce de belette) A son premier rendez-vous de zamoureux Tel un zeppelin, (suppositoire aérien dans le zef) Gonflé à bloc... A zigzaguer comme un ivrogne A péter le zip et laisser échapper son oiseau A casser de la zwieback en main (biscotte suisse) A parler le bantoue tel un zoulou A faire le zouave à Zanzibar !
Ah vous êtes un zale type, lança t-elle au zélateur ! Dé'zirable nom d'une pipe vous voulez dire ? Non ! Dégoûtant oui ! Mais je vous assure, zébu que de l'eau !
Le yéti Poilu tel un yak Parfumé au ylang-ylang Y était, on l'a vu, Oh Yé'men, oh yo'ga, Avec Yves et Yvette Poussant des youyou... ! »
Mais où ça ? Ben dans les Yvelines ! Vous yoyotez ma parole ! Z'avez trop lu Yourcenar Mangé trop de poulet yassa Joué trop au yass Fumé trop de yucca Et perdu le nord en yacht bon dieu !