Une fable, deux versions...
« La montagne qui accouche »
Une Montagne en mal d'enfant
Jetait une clameur si haute,
Que chacun, au bruit accourant,
Crut qu'elle accoucherait, sans faute,
D'une cité plus grosse que Paris ;
Elle accoucha d'une souris.
Quand je songe à cette fable,
Dont le récit est menteur
Et le sens est véritable,
Je me figure un auteur
Qui dit : Je chanterai la guerre
Que firent les Titans au Maître du tonnerre.»
C'est promettre beaucoup : mais qu'en sort-il souvent ?
Du vent !
Jean de la Fontaine
Ma version, mais sans la lettre « O »
« La sierra qui enfante »
Une sierra en mal d'ange
Lançait un cri si perché
Que l'entendeur, à cela arrivant,
Crut qu'elle vêlerait sur l'heure
D'une ville plus large que Lutèce.
Elle enfanta d'une musaraigne.
Quand je pense à cette fable
Au récit imaginaire
Mais à la caricature véritable
Je me fais l'idée d'un écrivain
Qui dit « Je braillerai la lutte
Que firent les Géants au Maître du battage »
C'est jurer bézef : mais qu'en émane t-il généralement ?
De l'air !
jill bill ![]()

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