Pype La famille Pype Il y en avait une Qui n'en était pas une Pas une Pype Nom d'une pipe, Madame Pype Dans ses tripes Un enfant adultérin Avait porté d'un ivoirien... ! Monsieur Pype Mordit sur sa lippe Fit mine de ne rien y voir Alors que le moutatchou était noir Comme un ciel d'orage Lui donna son nom, en sage La petite Blanche l'eut pour père Il l'aima yeux fermés, coeur ouvert... Pype La famille Pype Il y en avait une Qui n'en était pas une...
« La vie sans musique est tout simplement une erreur, une fatigue, un exil, FriedrichNietzche
Le joueur de verrillon...
Le piano à bretelles L'orgue de Barbarie Ne gagne plus son sou, Il s'est mis aux verres Ce musicien solitaire Du verrillon il joue Orgue des anges, on le dit Pour remplir sa coupelle...
C'est du pareil au même, Avec son cristal de Bohême... A vot'bon coeur M'sieur dame, à vot'bon coeur, Perdez donc trois minutes A l'écouter, trois minutes, Et un sou Un p'tit sou, Passant que tout presse Que tout empresse, Aveugle et sourd pardi Dans la ville, faiseuse de zombies...
En mode remontoir Autres trottoirs Autres rues, autre temps Autres Champs Calèches pour rupin Pour le balayeur le crottin... La note du sabot ferré Résonnait sur le pavé, Musique d'une époque Dame au pébroque Monsieur à la canne Petit trot d'âne, Tranquilles vont et viennent Ces parisiens, ces parisiennes Celle-ci chargée de boîtes à chapeau Modiste, un métier beau...
Paix à leur âme, Depuis d'autres hommes et femmes Sur les artères parisiennes Vont et viennent Sang neuf qui roule en automobile Qui court et file Dans le trafic Plus le même chic Ca pouet pouet Et ça rouspète Dépensant son argent Dans d'autres modes de maintenant...
jill bill
Halley Dochery "Jean Béraud"
Pour un jeu/défi chez Miletune Illustration et mot en imposé
"Les lunettes cachent beaucoup de choses, même une larme dans l'oeil... "SörenKierkegaard
La veuve qui s'oublie...
"Dis quand reviendras-tu, Dis au moins le sais-tu..." En boucle Barbara passe Et repasse Sur son phonographe Ca saoule oh graf', Ca bassine les voisins Du matin au soir, du soir au matin... Elle a perdu époux... et mémoire Et l'attend en vain - ô désespoir - Mais ils lui pardonnent avec pitié A quoi bon la sermonner...
« C'est étrange, a-t-elle repris. Les gens attachent tant d'importance à l'apparence. N'empêche, au bout d'un moment, quand on connaît quelqu'un, on ne prête plus d'attention au physique, n'est-ce pas ? La personne est ainsi, point barre. »ALEX FLINN
L'étrange étranger...
On s'en méfiait Bien un peu du triporteur Nouvel arrivant de l'été, un... Une tête qui ne revenait à personne, dame ! Seuls les bisets s'en approchaient... Un amerlock, de glace vendeur, Camp David... ou un juif ou un... Décidément sa tête, ma bonne dame !
Fanfan à la barre n°145 Pour le jeudi/poésie2 " Une tirade au choix et l'arranger à votre sauce"
Truffaldin, seul
Je n’en peux plus, diantre...,j’en ai par-dessus la tête d’attendre. SOUPIR... Avec ce maître qui est le mien, on mange peu, et ce peu, il vous le fait soupirer après. Crénom... Il y a une demi-heure que midi a sonné au carillon mais il doit bien avoir deux heures qu’il a sonné au carillon de mon estomac. Au diable la bonne heure... Si seulement je savais où nous allons loger. Que nenni... La première chose que font les autres, dès qu’ils arrivent en ville, c’est d’aller à l’auberge. Lieu pour se sustenterd'une potée mon pote... Mais lui, non ! Bernique... Il laisse ses bagages à la fontaine, il va faire des visites et il ne pense pas à son pauvre valet ! Ingratitude il me laisse aumaigre...Quand on nous a dit qu’il faut servir son maître avec amour, on devrait bien dire aussi aux maîtres d’avoir un peu de pitié pour leurs serviteurs. Suis pas un bimbelot...Tiens ! Une hôtellerie ! Ah, oh... Pour un peu, j’irais voir si dans cette hôtellerie il n’y aurait pas quelque chose à se mettre sous la dent. Ah si j'étais moinsjocrisse aussi... Mais si mon maître me cherche ? Oups...Tant pis pour lui, ça lui apprendra un peu à se conduire de la sorte. Na... Oui, je vais y aller… mais j’y pense… il y a une petite difficulté : J’oubliais que je n’ai même pas un petit sou. Et mouscaille...Oh pauvre Truffaldin !
Pour le jeudi/poésie1 « Une tirade de votre choix et l'arranger à votre sauce »
Dona Francisca
Tout ce que j’apprenais de lui me le faisait aimer chaque jour d’avantage. Ô ouialors... J’étais sûre qu’il m’aimait. Ô oui alors ma cousine... Toutefois il se faisait un scrupule de m’avouer sa passion. Ô oui alors... Je résolus donc à lui parler la première et des’obliger de se déclarer. Ô ça oui alors... Souvent, j’amenais une conversation détournée, afin d’amener de bien loin le mot amour et quand venait le moment de prononcer le mot magique, je manquais de courage et je n’osais. Ô que oui alors... Enfin, un soir, nous dansions dans le jardin, et lui, debout, adossé contre un arbre nous regardait. Ô oui, plus moi ma cousine, de tout ses deux yeux... En tournant devant lui. Mes jupons ainsi soulevés... Une fleur qui était dans mes cheveux tomba à ses pieds. Là il avait la main... D’abord il fit semblant de ne pas s’en apercevoir, mais il laissa tomber son mouchoir négligemment sur la fleur, puis il se baissa pour le ramasser et il ramassa la fleur enmême temps. Et alors... je suis toujours catherinette... L'occasion ne fait pas de tous des larrons !