L'homme des crépuscules...
L'homme des crépuscules...
Jamais de lassitude
Il avait tout d'un jeunot
Quand il me disait, au crépuscule,
Mon photographe de bonhomme,
Femme, je pars par la ribine
Sors mes vieilles bottines
Mets au sac une pomme
Ne regarde pas la pendule
Je ne rentrerai pas de si tôt,
Comme d'habitude...
L'homme qui aimait la mer
La mer à son couchant
Quand elle se teinte d'or et d'argent
Miraculeusement, la mer...
La journée comptable, aux profits et pertes,
Une vie dans un cadre morne
Que rien n'orne
Pas même une plante verte...
Puis par la dune, au clair de lune
Il tenait là son bonheur, sa fortune
Au bout de son Canon de guerre
Ses prises de mer
Dignes d'un peintre de renom,
A chacun ses façons...
Mon homme, mon bonhomme
De photographe, mon infidèle,
Dont on disperse les cendres sur la dune
Ce soir...
Vois comme
Le crépuscule est grandiose, étincelle
Sur la mer, sous la lune
Qui pour toi n'était jamais noir...
Que ton fantôme par la ribine
Habite la dune au crépuscule,
Si la mort change les apparences
Tu resteras attaché à ce lieu
Ma foi...
Je le ressens comme la brise marine
Qui ondule
Caresse les vivants en errance
Comme moi ce soir, ah bon dieu
Tu me fait pleurer pour la premier fois...
jill bill
Pour l'Atelier d'Ecriture chez Mil et Une
Illustration en imposé, mot, facultatif













/image%2F0654376%2F20241204%2Fob_5dc149_1621ec761bd483924487ca4ee7f4baf9.jpeg)