Bonhomme et sa vieille...

Bonhomme et sa vieille...
A la tombée des feuilles
Tombent les plus vieux pareillement
L'automne est saison de mort naturelle
Chante Georges de Sète...
Elle ramassait du bois mort
En sabot de bois
Au bois de la saint Martin
Et autres châtaignes
A jeter au feu de ce même bois mort...
Lui braconnait bien un peu
Le lièvre fauve de l'automne
A cuire au feu
Au feu du bois mort de sa vieille
Qu'elle ramassait au bois...
Il était une fois
d'un bois à sa lisière
Des gens de peu
Elle allait tant bien que mal
Dans son corps bossu
Dans ce nouvel automne
Qui fait mourir naturellement
Les feuilles
Et les vieilles gens...
Lui patientait pipe aux lèvres
Assis près du feu de bois mort
Que la mort le surprenne
Une nuit au lit
Comme sa femme autrefois
Avec la Perrette, blanche comme lait...
Elle est allée une fois encore, un soir,
Ramasser du bois mort au bois
Pour réchauffer son vieux bonhomme
Arrivé à l'hiver de l'âge
Pendant qu'il rendait l'âme
Près de l'âtre en train de mourir
Faute de bois mort
Lui au bout de sa vie, naturellement...
De sa vieillesse
chandelle à bout de cire
s'éteindre en silence
Mais avant de partir
Elle lui avait rempli son verre d'eau de vie
Pour éloigner la mort
En se signant par deux ou trois fois...
Quand elle est revenue sa vieille
Il était raide comme cierge de Pâques
Lui, son bien vieux bûcheron
Qui lui avait taillé des cornes, jadis...
Les feuilles meurent
les vieilles gens tout pareil
dans la saint Martin
jill bill
Pour l'Herbier de Poésies
Piloté par Adamante
Thème : « D'après la chanson « Bonhomme » de G. Brassens
Laissez aller votre imaginaire... »






























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