Profession, écrivain...
Profession, écrivain...
L'homme a toujours sur lui
Un couvre-chef, des souliers vernis,
Tout du personnage coquet
Et, un stylo, un carnet...
En rue, ici ou là, Fernando s'installe
Observe ses semblables
Qui trimballent
Leur vie, plus ou moins agréable...
La rue est source d'inspiration
Pour l'écrivain,
Une belle occasion
De croquer ses contemporains...
En face, à l'heure,
Le bureau de tabac ouvre,
Il découvre
Que son banquier est fumeur... !
Une concierge sort son chien
Les poubelles attendront ce soir...
Le pharmacien
Sort la sienne, en peignoir...
Les retraités matinaux
Aiment leur baguette fraîche, pas flasque...
La vieille dame du kiosque à journaux
Vend de la nouvelle pareille, le monde et ses frasques...
Retend la main une mendigote
Le fêtard ivre titube, le blair rouge émeraude
L'ambulant étale sa camelote
La grenouille de bénitier se rend aux laudes...
En passant devant le libraire, demain,
Tiens, tiens !!
Un nouveau roman
"L'heure du diable ou le déluge" comme c'est tentant
Se diront les gens sans histoire,
Boulot, métro, dortoir...
jill bill ![]()

Fernando Passoa
Pour l'Atelier d'Ecriture chez Mil et Une
Illustration en imposé, mot, facultatif
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