Thème du lundi : « Vocalise de Rachmaninov » Inspirez-vous de sa musique, du titre, du compositeur ou de l'interprète.
Entre deux Pleyel...
Dernier morceau Cinq minutes Quarante trois Je dois tenir, Presque six minutes Avec du Rachmaninov, En mode adagio... Vieilles Marie et vieux Jean Durs de l'enclume Sur les marteaux j'appuie... Pensum en maison de repos Entre deux Pleyel... Je m'accroche Et ce noeud pap qui m'étouffe L'air de rien, Et ma veste, plus à ma taille J'ai forci mûri en trois décennies Lui ai-je dit, à mon épousée Rachetez-moi de la queue de pie Ma très chère... Ce n'est pas nous plumer Que cet achat en comparaison... Soupir... ! Ah point envie de bricoler marteler ce soir Mais c'est elle qui note Remplit mon agenda, Avec ses goûts de luxe Je pianote, je pianote, A longueur d'an Pour ses bijoux, ses robes, ses restaurants, Plus que trois minutes Douze, soupir... Je mords sur ma chique A deux-cents euros la minute Je fais l'Effort, Mais j'ai l'air constipé, Allégro, allégro... Plus qu'une minute Onze... soupir... Enfin, je vais conclure En nage, mèche en bataille Pom pom pom et pom... Les résidents applaudissent Il est vingt-deux heures Deux... Je salue tel un vieillard, épuisé, Eux vont retrouver leur couche Quant à moi, Une dernière corvée Ma femme m'attend Se fait belle pour Septime... Soupir ! Ca rime avec plus un centime...
Tout un fromage Qu'il m'a fait Comme jamais... Et merde, ce n'est pas sage !
Seule en ballon, Tu as perdu la boule Au risque de perdre la vie Après tes économies, Je te saoule... Allons bon !!
Oui tu me gonfles !! Jamais je ne me dégonfle Devant un projet Quel qu'il soit, poil au piolet !
A bord de la nacelle, pour calèche, Je me suis envolée, élevée A tutoyer Dieu, Eclairée par ses lumières, Divine ascension, au culot Survoler la vie d'en bas d'en haut Alpiniste à ma manière, Drôle de je, drôle de jeu A frôler, oui frôler Ces colosses en pointe de flèche...
Pype La famille Pype Il y en avait une Qui n'en était pas une Pas une Pype Nom d'une pipe, Madame Pype Dans ses tripes Un enfant adultérin Avait porté d'un ivoirien... ! Monsieur Pype Mordit sur sa lippe Fit mine de ne rien y voir Alors que le moutatchou était noir Comme un ciel d'orage Lui donna son nom, en sage La petite Blanche l'eut pour père Il l'aima yeux fermés, coeur ouvert... Pype La famille Pype Il y en avait une Qui n'en était pas une...
« La vie sans musique est tout simplement une erreur, une fatigue, un exil, FriedrichNietzche
Le joueur de verrillon...
Le piano à bretelles L'orgue de Barbarie Ne gagne plus son sou, Il s'est mis aux verres Ce musicien solitaire Du verrillon il joue Orgue des anges, on le dit Pour remplir sa coupelle...
C'est du pareil au même, Avec son cristal de Bohême... A vot'bon coeur M'sieur dame, à vot'bon coeur, Perdez donc trois minutes A l'écouter, trois minutes, Et un sou Un p'tit sou, Passant que tout presse Que tout empresse, Aveugle et sourd pardi Dans la ville, faiseuse de zombies...
En mode remontoir Autres trottoirs Autres rues, autre temps Autres Champs Calèches pour rupin Pour le balayeur le crottin... La note du sabot ferré Résonnait sur le pavé, Musique d'une époque Dame au pébroque Monsieur à la canne Petit trot d'âne, Tranquilles vont et viennent Ces parisiens, ces parisiennes Celle-ci chargée de boîtes à chapeau Modiste, un métier beau...
Paix à leur âme, Depuis d'autres hommes et femmes Sur les artères parisiennes Vont et viennent Sang neuf qui roule en automobile Qui court et file Dans le trafic Plus le même chic Ca pouet pouet Et ça rouspète Dépensant son argent Dans d'autres modes de maintenant...
jill bill
Halley Dochery "Jean Béraud"
Pour un jeu/défi chez Miletune Illustration et mot en imposé
"Les lunettes cachent beaucoup de choses, même une larme dans l'oeil... "SörenKierkegaard
La veuve qui s'oublie...
"Dis quand reviendras-tu, Dis au moins le sais-tu..." En boucle Barbara passe Et repasse Sur son phonographe Ca saoule oh graf', Ca bassine les voisins Du matin au soir, du soir au matin... Elle a perdu époux... et mémoire Et l'attend en vain - ô désespoir - Mais ils lui pardonnent avec pitié A quoi bon la sermonner...