Façon ni vu Ni connu Jan braconne Comme personne, Un lièvre par ici Un faisan par là pardi Qu'il revend sous le manteau De nuit, au son de son flûteau Reconnaissable Punissable... A qui donc crénom... ? Aux gens de renom Au notaire Au vicaire A l'instituteur en redingote A la vieille bigote Au maire moustachu Qui ne crache pas dessus !!
« Jan, pensez A nous ramener Quelques champignons, Ma grosse Louison En raffole, à en vomir Gourmande à en mourir... Et pour vous le Louis d'or Mon brave, encore Si vous y glissez, par inadvertance Un vénéneux, quelle malchance !!
Dans la semaine Mort soudaine De l'épouse du maire Qui fit p'tit bruit dans les vestiaires, Intoxiquée à l'amanite, ça défonce, Achetée sous cape, on ne dénonce... !
Ni vue ni connue la chose Resta entre eux... Pas de procès, affaire close Pour le veuf joyeux...
jill bill
Jan Chrucki
Pour un défi/jeu chez Miletune Illustration en imposé, mot, facultatif
Je cherche une nouvelle queue Pour mon mari, Germaine... Une d'un mètre quarante ! Aaaah... ?? Oui, la vieille abîme le drap vert Une plaie quoi... ! Oh... ?? Il a eu ses nouvelles boules à Noël A bourse déliée Du beau matériel sais-tu Tu vois l'image ! Même si moi je ne joue plus avec... Aaah... !!! Je le regarde faire avec les autres En léchant une pêche Melba... Ah ben oui... ! Il sera à nouveau plus habile Une plombe qu'il en rêvait ! Oh... !!! Son ami Hélio sera jaloux sais-tu... Il a toujours ses vieilles boules Et sa vieille queue Le pauvre il est sans emploi aussi ! Oooh... ! Et c'est douloureux ce changement Passer sur le billard à son âge... !! Moi j'ai la phobie des hôpitaux... M'enfin Germaine Je ne parle pas de ce billard-là !!!! Oooh... je vois, j'ai cru queue, suis-je biasse hein !
C'est ma Joconde A moi monsieur Même si Le Louvre Lui sourit au nez...
C'est ma Mona Lisa Ma gitane Mon feu Dans sa robe à volants Qu'elle fait tournoyer Au son des grattes...
C'est ma Joconde A moi monsieur Même si Un de Vinci ne deviendrai, On peut vivre Sans richesse ni gloire Allant fort aise De cieux en cieux, L'essieu grinçant Comme une musique A notre roulotte accrochée...
Eh Martin... Ouais Martin... Tu vois Ce que je vois ! Encore deux bougres d'âne De citadins, en tong pour tatane Dans nos collines, Devine... Bonjour l'entorse Au pays Corse ! Tu parles d'un bon souvenir, On les voit venir Avec leurs gros sabots Poil au bourricot Les touristes, toujours le même disque, A tout se risquent Pour une photographie Celle du siècle pardi Dans une contrée si sauvage Une île d'anthropophages... !!
Souris Martin, En vlà encore un Qui veut prendre des rares d'oiseaux Avec son p'tit oiseau...
Mais la vie sépare Ceux qui s'aiment La chanson le dit... Adieu n'est pas un au revoir Tu resteras quand même Un morceau de ma vie...
Nous étions Au diapason En osmose Sur les choses Sur l'amour aussi L'amour qui nous avait uni... Malgré nos quinze ans Qui fit un boucan... D'un mauvais oeil, tout ce rose, Nos parents ont vu la chose...
L'eau a coulé sous les ponts Nous nous sommes perdus de corps... Aujourd'hui toujours Je déteste les adieux, leur violence Quant au diapason J'aime quelqu'un si fort D'amitié ou d'amour, M'est resté le mal de l'absence...
jill bill
Pour un défi/jeu chez Miletune Illustration en imposé, mot, facultatif
Socrate un jour faisant bâtir, Chacun CHICANAIT son ouvrage : L'un trouvait les dedans, pour ne lui point mentir, INCORRECTS d'un tel personnage; L'autre blâmait la DEVANTURE, et tous étaient d'avis Que les QUARTIERS en étaient trop petits. Quelle maison pour lui ! L'on y tournait à peine. Plût au TEMPS que de vrais amis, Telle qu'elle est, dit-il, elle pût être pleine ! Le BATH Socrate avait raison De trouver pour ceux-là trop BABYLONIENNE sa maison. Chacun se dit LIE; mais fol qui s'y repose : Rien n'est plus commun que ce nom, Rien n'est plus rare que la chose.
Extrait du Livre IV de Jean de La Fontaine
RuedesFables.com
J'ai remplacé huit mots dans cette fable Mots remis à ma façon !! Nombre de tirets égal nombre de lettres A vous de me dire ce que j'ai bien pu écrire Donner les mots en les numérotant SVP merci !
Go c'est parti, ça va chauffer Au gagnant le lot mis en jeu... !
jill bill
THE END !!
Bravo à Jazzy qui a bouché les huit trous du golf... Et grand merci à toutes les combattantes acharnées !
Pour l'Atelier d'Ecriture n°15 chez Ghislaine Consigne : « Broder un texte à partir de cette illustration »
Et Dieu créa l'émoi...
Insomnie Bain de minuit Fenêtre sur pont Un voisin fripon Se rince la rétine Lui qui se coltine Sa vieille Rien de pareil... La belle Hélène Le tient en haleine (Les trois bigotes c'est certain L'auraient appelé vilain) Se dévête, Visez-moi la bête Enfin la créature Du sulfure Sexe symbole Seins en bol Et la lune en réverbère Qui l'éclaire Envie de faire le loup Du coup... Diablesse lui chauffe les sangs Sur cet étang, Bobonne ronfle Se gonfle et se dégonfle... Dehors, un plouf Le vieux patapouf Referme la tenture Sur la luxure Se mouche Se recouche Du rêve qui entre Dans son bas ventre De mâle rougeaud essoufflé, Envie d'égorger Sa porcine qui ronfle Se gonfle et se dégonfle...