Pour l'Atelier d'Ecriture n°6 de Ghislaine Mots en imposés, thème "les saisons"
A tour de rôle...
A chaque saison De vouloir son trône trois mois Chacune va parer son décor De ses alliés et coloris, Printemps en vert tendre, L'été va attendre Son règne joli En mirliflore En bon roi Chatoyant gai luron !
L'automne Qui ne laisse personne De marbre Va prendre l'arbre Et le dévêtir, malgré sa prière, Et laisser à l'hiver De le rhabiller de blanc givre Façon dentellière qui se livre A son art majestueux L'homme au coin de son feu...
J'aime le feu Dans la cheminée J'aime ce feu Qui réchauffe Nourrit l'homme, J'aime le feu D'artifice De joie... Le feu de la mitraille Tue Outil des diables... Au bout du fusil Dessinons des oiseaux, Que s'envole La paix Belle Comme une colombe...
Adam et mère Nature Un duo Entre lune de miel Et fiel, Entre je t'aime Et exploitation... Berceau et tombeau De l'homme Elle en a mis au monde Des enfants Pas toujours respectueux De leur nourrice... Elle en souffre de plus en plus Le fait savoir Par de méchantes humeurs Alors ses fils jurent De la respecter Mais... Quand ils auront Coupé le dernier arbre, Pollué la dernière eau, Tué le dernier animal, Péché le dernier poisson, Ils se rendront compte Que l'argent n'est pas comestible...
Et toi ? Me dit Antoine... Et moi Antoine... ? Oh si que je m'en souviens Et même bien De mon enfance Abondance De bêtises Que rien ne tétanise Pas toujours exemplaire Pas vrai le vicaire Ces choses qu'on vous confesse Et qu'on oublie en diablesse Une fois pardonnées Prête à recommencer...
Adulte ma foi Ne reste t-il pas Au fond de notre personne De ces traits de luron, luronne... L'humain est imparfait Tel est son portrait En simple citoyen Ou en politicien Tous nous sommes blâmables Parfois imbuvables... Ah la paille dans l'oeil du voisin La poutre dans le sien Que ne voient plus Les imbus...
Une énigme l'homme reste Dans ces faits et gestes... Courte est sa mémoire Au fil de l'Histoire !
jill bill
Pour un jeu/défi chez Miletune Illustration et mot en imposé
De la robe blanche A la robe noire La vie L'a fait valser De berceau en berceau, Puis de mariage en mariage Les enfants Petit à petit Ont ouvert leur bal... Et l'automne à sa fenêtre La laisse bien seule, Edvard est mort...
Elle retient un cri Parfois Au fond de son gosier Quand la solitude Fait si mal Fidèle à Ed Comme une ombre...
Il était une fois Un 14 juillet, L'année n'a aucune importance, Elle demoiselle Lui jeune homme... Vous permettez monsieur, Quelques danses Un p'tit baiser Les bans à la mairie... Que c'est triste Venise Quand on y repense sans l'autre...
Quelque part ; Où... ? Quelque part Vous dis-je, voilà tout !
Quelque part, pays féerique, Un sage raisonnable, sans fortune, Cultive un Arbre, Pas n'importe quel Arbre Un Arbre de demies lunes Aux pouvoirs magiques... !!
Ne pensez pas haut et fort, N'y cherchez pas, nenni, La fortune qui tombe du ciel, Cet Arbre n'a qu'une vertu Jouer les marchands de sable Auprès des orgueilleux Qui courent après temps et argent A longueur d'an Pauvres mortels laborieux Qui ne rêvent plus, lamentable, Obsédés par leurs revenus Perdant de vue l'essentiel Sur leur montagne assis Sacrifiant le sommeil sur l'autel du veau d'or...
Quelque part... Où... ? Quelque part Vous dis-je, voilà tout ! Laissez-moi un mot J'en toucherai deux Au vieil homme en bleu Son serviteur au chariot...